Si vous ne faisiez pas ce métier aujourd’hui, que seriez-vous?
Tout petit, je rêvais de devenir footballeur. En étant journaliste sportif pendant dix-sept ans, j’ai vécu dans ce milieu du sport. Aujourd’hui encore à Gottéron et au travers du Championnat du monde. Je ferais forcément un métier en rapport avec mes passions.
Les valeurs qui vous sont essentielles?
Le plaisir. Quand on aime ce qu’on fait, on se bonifie soi-même mais aussi dans son rapport aux autres.
Le premier argent que vous avez gagné?
A partir de 13 ans, dans un garage. Je me souviens que le patron m’avait donné mon premier salaire de main à main, en cash, au bistrot du village.
Trois invités, réels ou fictifs, pour un dîner idéal?
Un dîner idéal, c’est un repas où chacun se sent à sa place et ne calcule pas ce qu’il dit. Je me souviens qu’un ancien sportif m’avait dit une fois en rentrant d’un match en voiture: «On parle franchement et on s’amuse ou on s’emmerde.»
Un seul objet sur une île déserte, lequel?
Un bon livre et pas de connexion wifi.
Votre plus grand regret?
Plus les années passent, plus je vis dans l’instant présent. Mais c’est un défi permanent, une discipline mentale.
La qualité que vous admirez chez un entrepreneur ou un dirigeant?
Fédérer et valoriser ses collaborateurs. En s’entourant des meilleurs, on progresse soi-même.
L’artiste dont vous aimeriez acheter une œuvre si vous en aviez les moyens?
Les œuvres de Jean Tinguely m’ont toujours fasciné. Cette permanence du mouvement est un reflet de notre quotidien.
Le meilleur livre que vous avez lu ces derniers temps?
Je suis en train de lire La prophétie de Andes de James Redfield. C’est intrigant.
Le film ou la série qui vous a marqué?
The Last Dance sur Michael Jordan. Cette rage de vaincre permanente, obsessionnelle, marque des plus grands champions.
Qu’est-ce qui vous fait peur dans le monde actuel?
Que le progrès technologique écarte le bon sens.
Le dernier restaurant qui vous a impressionné?
Un bon restaurant, c’est trois facteurs réunis: l’assiette, l’ambiance et ceux qui vous accompagnent. Cela s’improvise parfois.
L’entrepreneur que vous admirez?
Plusieurs amis, jeunes, n’avaient pas le profil désigné d’entrepreneur. Trente ans plus tard, ils brillent, car ils ont réalisé quelque chose à leur image. Je suis fier d’eux.
Qu’est-ce qui peut vous faire sortir de vos gonds?
Le manque de respect en société. Pour bien vivre ensemble, chacun doit y contribuer.
Si vous deviez quitter la Suisse, où vous installeriez-vous?
En Asie, pour sa cuisine unique, magique.
Le dernier achat pour lequel vous avez dépensé sans compter?
Une affiche de Jean Tinguely signée pour le Championnat du monde de hockey qui s’est déroulé à Fribourg en 1990.
Un homme ou une femme pour illustrer un nouveau billet de banque?
Roger Federer, car il fédère et nous avons besoin de figures qui rassemblent toutes les régions du pays.
Votre moyen de transport de prédilection?
Le train. Mon bureau préféré.
Votre dernière fête trop arrosée?
Après le premier titre de Fribourg-Gottéron le 31 décembre à Davos.
La plus grande découverte de ces cent dernières années?
Internet a changé le monde et ses valeurs. Jusqu’à quel point?
Si Dieu existe, après votre mort, qu’aimeriez-vous l’entendre vous dire?
«Tu as toujours essayé d’être juste.»