«Une ère de réarmement a commencé en Europe, ce qui exigera beaucoup de nous tous», a déclaré le président du directoire du groupe, Armin Papperger, dans un communiqué annonçant des résultats records en 2024.

Toutefois, «cela nous offre aussi, chez Rheinmetall, des perspectives de croissance inédites pour les années à venir», a ajouté le dirigeant.

Avec une croissance de 50% des ventes l'an dernier dans le secteur de la défense, Rheinmetall «est en train de passer du statut de fournisseur de systèmes européen à celui de leader mondial», se félicite-t-il.

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Le fabricant du char d'assaut Leopard prévoit pour l'exercice 2025 une augmentation de son chiffre d'affaires global, qui englobe aussi des activités civiles, entre 25 à 30%, après avoir atteint 9,8 milliards d'euros en 2024, un chiffre légèrement inférieur aux attentes des analystes.

Dans son principal secteur, la défense, il anticipe une croissance des ventes de 35 à 40%, mais ces prévisions ne prennent pas compte le potentiel accroissement du marché en Europe, en particulier en Allemagne et en Ukraine, en raison des récents développements géopolitiques.

Des milliards d'investissements

Rheinmetall prévoit donc d'ajuster ses prévisions «selon les besoins militaires de ses clients».

En Allemagne, le chancelier désigné à l'issue des élections de février, le conservateur Friedrich Merz qui négocie pour former une coalition avec le SPD de centre-gauche, a annoncé la semaine dernière un programme d'investissements de plusieurs centaines de milliards d'euros affectés au réarmement du pays, après des décennies de sous-investissement.

Ce «bazooka» financier a été salué comme une avancée par les partenaires de Berlin. M. Merz veut renforcer la défense de l'Allemagne et de l'Europe pour prévenir le risque croissant d'un désengagement américain, le pays restant fortement dépendant du matériel militaire importé d'Outre-Atlantique.

A cet égard, plusieurs responsables politiques en Allemagne posent la question d'une annulation du projet d'achat de 35 avions de combat F35 du constructeur américain Lockheed Martin. Rheinmetall, en tant que fournisseur de composants essentiels, serait impacté.