La base de comparaison avait alors été sinistrée par des dépréciations massives de la participation dans le prestataire de services de paiements français Worldline, ainsi que de la filiale espagnole Bolsas y Mercados Españoles (BME).
De janvier à fin décembre derniers, le produit d'exploitation a augmenté de 4,0% sur un an pour atteindre 1,59 milliard de francs. Le résultat brut d'exploitation (Ebitda) a atteint 443,7 millions, soit 3,6% de plus, détaille SIX mercredi.
Le groupe zurichois a toutefois épongé au dernier trimestre 2024 un nouveau correctif de valeur sur la participation de 10,5% dans Wordline, acquise dans le cadre de la vente à ce dernier de SIX Payment Services 2018, à hauteur de 167,7 millions de francs. Hors ajustements sur participations, SIX se calcule un bénéfice net de 204,4 millions, après 181,9 millions un an plus tôt.
Ces déboires n'empêcheront pas le conseil d'administration de relever la rémunération des actionnaires de dix centimes, à 5,30 francs par action.
La direction ne s'aventure pas sur le terrain des perspectives quantifiées ou qualifiées pour l'exercice en cours. A l'horizon 2027 toutefois, les responsables visent une croissance annualisée des recettes de l'ordre de 5%, assortie d'une extension de la marge opérationnelle brute (Ebitda) à plus de 40%, contre 28% en 2024.
La stratégie à moyen terme comprend toutefois aussi des mesures d'économies à hauteur de 120 millions, impliquant la suppression sur l'année en cours de quelque 150 postes au niveau du groupe.