Les thérapies cellulaires, utilisées notamment contre les cancers, consistent à recourir à des cellules issues d'un donneur ou du patient lui-même et éventuellement modifiées, en principe dans un laboratoire, pour le soigner.

L'approche d'EsoBiotec consiste à modifier des cellules immunitaires directement chez le patient à l'aide d'un virus, pour reconnaître et détruire certaines cellules, notamment tumorales.

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Cette technologie permet au traitement d'être «administré en quelques minutes seulement, au lieu des semaines» actuellement nécessaires, développe AstraZeneca dans son communiqué. La thérapie est administrée par simple injection intraveineuse.

AstraZeneca est «convaincu que (cette technologie) a le potentiel de transformer la thérapie cellulaire» et de la déployer «à grande échelle», affirme Susan Galbraith, une responsable de la recherche et du développement chez AstraZeneca, citée dans le communiqué.

Le groupe précise qu'il «va acquérir la totalité des actions en circulation d'EsoBiotec pour un montant total pouvant atteindre 1 milliard de dollars», hors dette et trésorerie, avec un paiement initial de 425 millions et le solde versé en fonction des succès rencontrés par la technologie de l'entreprise belge.

AstraZeneca avait annoncé le mois dernier un bénéfice net 2024 en hausse de 18%, à plus de 7 milliards de dollars, porté notamment par une hausse de 21% de son chiffre d'affaires dans l'oncologie.

Son directeur général, Pascal Soriot, avait mis en avant les investissement du groupe «dans des technologies transformatrices (...) susceptibles de stimuler notre croissance bien au-delà de 2030».

A l'issue du rachat, qui devrait se concrétiser au cours du deuxième trimestre, EsoBiotec deviendra une filiale à 100% d'AstraZeneca, dont les opérations resteront en Belgique.

Le titre d'AstraZeneca était en baisse de 1,03% à 11'870 pence lundi vers 10H00 GMT à la Bourse de Londres.